Graphique de la semaine
Le conflit en Iran a pris un nouveau tournant ces derniers jours avec des frappes sur certaines installations pétrolières et la volonté affichée par l’Iran de bloquer le détroit d’Ormuz pour faire monter le prix du pétrole.
L’augmentation des cours du brut est une mauvaise nouvelle pour les économies importatrices comme la zone euro, mais l’impact n’est pas le même suivant que le choc est permanent ou temporaire.
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NOTRE ANALYSE
Le graphique ci-dessus, issu du modèle SHOK de Bloomberg, montre l’impact simulé d’une augmentation du prix du pétrole de 50 USD/baril sur le niveau du PIB de la zone euro.
L’impact est rapide, le PIB du trimestre contemporain du choc étant inférieur d’environ 0,5% par rapport au niveau qu’il aurait dû atteindre en l’absence de variation des prix du pétrole. Dans le cas d’un choc permanent, le trimestre suivant est également pénalisé, avec un accroissement de l’écart à la tendance. Le PIB met ainsi plusieurs trimestres à revenir vers sa tendance initiale.
A contrario, dans le cas d’un choc temporaire (un ou deux trimestres), le retour à la normale n’est certes pas immédiat, mais le PIB ne tarde pas à revenir sur sa tendance de long terme.
Il est intéressant de garder à l’esprit cette modélisation dans le contexte actuel.
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Voir aussi : https://latribune.lazardfreresgestion.fr/marches-obligataires-un-choc-modere/
L’opinion exprimée ci-dessus est datée du 13 mars 2026 et est susceptible de changer.
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